LA TELE REALITE

16 décembre 2007

Je continue à écrire pour tromper l’ennui

Quand t’as plus de repère tu n’as plus de vie. 

Ces quelques lignes te font peur elles me font peur aussi 

Mais n’oublie surtout pas, ce n’est qu’une tranche de vie

 

Tranquille dans mon coin je fredonnais ce refrain 

En regardant mes gamins pour qui demain c’est loin 

Je reprends mon calepin, un stylo à la main 

Et toujours ce refrain qui revient et revient

 

 

Quand t’as pas de soucis qu’est ce qu’elle est belle la vie 

Et si le ciel s’obscurcit mon récit aussi

 

 

Je te parle de la télé celle qui peut tout changer 

Ta vie transformer et je voulais tout essayer 

Refaire la maison était la première raison 

J’avais plus un rond mais des idées plein le front 

Sur la 6 j’ai zapper j’étais bien installé 

Je m’apprêtais à apprécier et j’étais sur de kiffer 

Pour refaire la déco j’appelle Valérie Damidot 

Avec son émission D&Co ( déco ) et son équipe de pros 

J’aimerais savoir cuisiner être un vrai cuisinier 

Sur la 6 j’ai squatté Cyril Lygnac m’attendait 

Son émission  j’aurais voulu  essayer 

J’ai fini par appeler un cours de cuisine j’ai gagné 

J’apprécie le coté culinaire le tricolore pour son savoir faire 

Et sur les 2 hémisphères on est numéro un c’est clair. 

Comme j’aime me promener sur la 5 j’ai zappé 

Escapades gourmandes je ne veux louper 

Avec Petirenaud qu’est ce que j’aime me balader 

Donc sur la 5 je suis resté coté maison m’appelait 

J’ai toujours apprécié ces émissions bien ficelées

 

 

Quand t’as pas de soucis qu’est ce qu’elle est belle la vie 

Et si le ciel s’obscurcit mon récit aussi

 

 

Je n’ai plus d’autorité mes enfants refusent de m’écouter 

Sur la 6 j’ai zappé Super Nanny est arrivé 

Le temps vient à manquer je ne peux plus nettoyer  

Sur la 6 je suis resté et C’est du propre j’ai appelé 

Je rêvais de partager un de mes secrets bien gardé 

Sur la 1 j’ai zappé et secret story m’a happé 

Je voulais même devenir le nouveau Crusoé 

Sur la 1 je suis resté les Kholantais m’ont adopté 

Et puis le temps est passé la journée bien entamé 

Je me suis regardé dans ce miroir brisé 

Et j’ai eu honte de ce que je voyais 

Alors sur la 6 j’ai zappé

en m’inscrivant je réfléchissais 

L’amour est dans le pré fallait vraiment oser 

Un nouveau look pour une nouvelle vie 

Raser mon bouc et oublier mes soucis 

Voici un vrai défi écoutez ceci 

Un grand coup de balai sur ma vie est passé 

À présent au futur je pouvoir penser 

Voici ma dernière piste « j’aurais voulu être un artiste » 

Figurer sur une track liste et m’immiscer dans tête j’insiste 

C’est décidé sur la 6 j’ai zappé, à nouvelle star j’ai chanté 

Puis toute la France m’a zappé on m’a vite oublié

Avec ma trentaine passée je continue à raconter pas à chanter 

Moi je conte si je savais chanter on me l’aurais dit à la télé

 

 

 

Alors je continue à écrire pour tromper l’ennui 

Ces quelques lignes te font peur elles me font peur aussi 

Mais n’oublie surtout pas ça n’était qu’une tranche de vie

 

 

 

Quand t’as pas de soucis qu’est ce qu’elle est belle la vie 

Et si le ciel s’obscurcit mon récit aussi.

TOUT RESTERAS ET RIEN NE CHANGERAS

16 décembre 2007

Narrateur à tout heure, je vous conte une histoire,

une histoire dans le noir,

les deux parties de mon être savourent ce mal être,

heureux, malheureux, comme joyeux, haineux,

le spécialiste diagnostic et d’un ton fanatique

me pique, vous êtes lunatique. 

Je reste septique, puis file vers le quick,

commande astronomique de sandwichs ultracalorifiques. 

J’avale mon soda pour faire passer tout ça

et ouais voilà mon repas est là. 

Une fois terminée, direction le Makumba,

je fais le ouf là bas pour effacer tout ça,

mon frère est là avec mon pote Vid-da 

Plus tard dans la nuit, c’est une turbo partie,

avec un GTI un 200 scotché et c’est la mort assurée. 

Mêlé au drame de ce mélodrame,

je pense à toi Guillaume et te dédis ce psaume

car mon éthique personnelle

n’a jamais rejoint l’éthique GTique,

et même avec les flics, les beatniks roulent toujours des sticks.

 

C’est pour ça que tout restera et rien ne changera,

 non les temps ne changent pas. 

 

C’est un autre sujet pour une autre journée,

oui le mal du siècle qui sévit dans ma tête,

la violence en France ne cesse d’augmenter,

elle-même alimentée par le journal télé. 

Je me mêle, m’entremêle, pêle-mêle

de ce problème majeur qu’est le marché des mineurs. 

Aucun gêne n’est requis et j’en bénéficie

et même Félicie en bénéfice aussi. 

D’un côté comme de l’autre, elle créée ses apôtres,

tout ceci est antique ou plutôt en toc,

cette histoire de brique se transforme en broque. 

J’en parle à ma guise car ma faim j’aiguise,

pour être un bon voleur, faut être un bon tchatcheur

et quand tu cours c’est merveilleux,

sans pistolet c’est encore mieux,

mais au jeu du policier et du voleur,

laisse les mafias être les meilleurs

car dans ce monde de malheurs,

l’heure est à la peur,

mais à l’heure nucléaire le seul ennemi c’est la guerre.

 

C’est pour ça que tout restera et rien ne changera,

non les temps ne changent pas. 

 

C’est le petit détail qui éclaire le diagnostic,

et c’est cette théorie que je mets en pratique

car les magouilles s’entassent,

le temps passe, repasse, trépasse,

donc si tu entends un ordre attends le contre ordre

avant le désordre, celui qui sème la discorde. 

100% de matière grise, 0% de matière grasse,

ça ne casse pas des masses mais sur la basse ça fracasse. 

Donc ce passe-passe passe ou casse

et sur ce face à face, je ne bois pas la tasse. 

C’était pas physique, encore moins chimique,

pas du tout politique, mais plutôt lyrique 

Donc suis le conseil celui qui t’interpelle,

vis plutôt la nuit car le jour te nuit,

moi c’est cette théorie qui me sauve la vie.

C’est pour ça que tout restera et rien ne changera,

non les temps ne changent pas 

C’EST LA VIE

16 décembre 2007

Soleil de plomb, et oui la foule fond,

Du côté de Seville c’est là que je sévis 

Le toréador a raté la mise à mort

de cette bête engraissée, pour se faire estoquer,

le travail est fait, les oreilles découpées,

emballées puis données en guise de trophée

au bourreau des taureaux,

le public applaudit, le public apprécie

comme si c’était une acrobatie dans une arène à Bercy. 

Le décor est planté, l’histoire est racontée,

donc passons sur ce sujet pour une autre journée. 

Dans la main un café, assis je réfléchissais

mais toujours décidé ma vie je changerai 

Dans le passé, ma pensée était une pensée négligée,

monter des vélos, métro boulot, dodo,

qu’on me donne du mou, qu’on me lâche du leste

et une fois débout je vous jure, je ferai le reste. 

Dans ce domaine, j’excelle l’interpelle et l’emmêle

aussi belle soit t-elle qu’elle se mêle de ses affaires,

je sais ce que j’ai à faire,

chaque heure perdue ici approfondie ma vision sur la vie,

donc en toute franchise et toute honnêteté

je ne souhaite rien d’autre que l’égalité. 

L’heure du martyre a sonné et on connaît la vérité,

donc écoutez moi et comprenez moi

puisque Averty c’est moi, avertissez moi 

Si je joue avec mes mots, et fais cogiter les bozos,

c’est que mon cerveau est toujours au boulot

et même quand  je m’endors je pense et j’élabore

un tas de rimes qui me plongent dans l’abîme de l’écrit

pour lequel je vis et vivrai sans répit, par peur de l’oubli

et pourtant je reste dans le temps j’ai du parfum des autos du croco,

sincérement j’ai vraiment tout ce qui me faut,

Mister il Slam et son mic en parfaite harmonie

te présentent aujourd’hui un produit fini. 

Donc sois cool,

et fais moi plaisir aboule la victoire d’Abdoul

et tâche de rouler cool Boule 

Fais donc un voeu, avoir la pensée du nord,

un Franc fort à Francfort pour un front fort,

certaine personne préside d’un seul s’il,

si elle en avait deux la France serait en deuil, 

Mais je suis un incompris et non le nain compris,

transition établie j’espère que tu me suis,

donc j’enchaîne sur la chaîne de la chaîne qui m’enchaîne,

le coeur à la fringale du business légal

Patrick Sébastien sur la 2 nous revient, j’éteins car j’ai faim,

une glace Aghendhaz, assis au Palace, et j’en passe

puis je m’assoupis mais m’accroche à la vie

car une zone d’ombre d’accord dans ma vie serait la mort,

donc je m’endors encore et encore,

tu nais, tu vis et un jour c’est la mort !!! 

Et c’est ça la vie ?

LE VOILE DU SILENCE

16 décembre 2007

Faut que je débute par parler vrai, un vrai parlé nouvelle donne Mister-il-Slam, et vous savez que ça me plait, ma vie ne vaut rien elle est inintéressante, et même les vauriens mènent une vie trépidante, si j’évoque ce que j’ai sur le coeur , évacue au micro mes malheurs, c’est que mon âme pleure, sur le sort de mes s–urs, ok je vous plante le décor , sur ces mises à mort, je rêve d’Albator, rêve que je suis la mort, 

Le voile du silence, désolé je dénonce, c’est immense dense, et en France ça avance. 

dans les rues de Brooklyn, y a le boulevard du crime, mais dans les rues d’Alger, c’est la mort assurée, donc au final tu choisis l’allure, ou tu choisis la culture, mais au fur et à mesure , tu ne joue plus les durs, anneaux par anneaux, sur cette chaîne des mots , j’en deviens parano, car si je parle je meurs, si je me tais je meurs, alors je slam et meurs, SLAMEUR engagé qu’elle bonheur, la méfiance règne dans mon c–ur, j’en ai peur, la presse écrite critique, on calcul les risques la télé explique, mais personne ne s’implique, alors je raconte, règle mes comptes, mais jamais ne m’estompe, si je veux qu’on me compte, l’élocution ,la diction, la prononciation , reste ma définition, sur ces quelques mots, j’exécute un salto, verbale algo, véritable aldo. 

Le voile du silence, désolé je dénonce, c’est immense dense et dans le monde ça avance. 

Assis au resto, je savoure mon verre d’eau, évite les badeaux, et déguste mon colombo, quand un mec passe, semble dire faut que je le fasse, son petit tour de passe-passe, puis passe et trace, fait le tour des tables, puis revient  et m’accable, mais non rien, désolé tu n’auras rien, exploité par les tiens, je préfère nourrir les miens, à le dire je suis désolé, sur 10 milles euros, 1 euro est partagé, et si ton mac, sort son pac, je contre attaque, au mic je persévère pas assez , mais si j’étais un père sévère, ça se saurait, dit moi qui est important, sur l’échiquier y a que des pions et n’oublie pas que seul le bâton, sert la tradition, demande aux délinquants,en col blanc, si de nos jours l’argent, se gagne honnêtement, je t’avoue que j’ai le dernier costard, en peau de castor, et quand je sort, j’ai l’impression que je traîne la mort, mais pour le futur , ça m’évite les coups dur, y a qu’a voir je fais même fuir les murs, c’est vrai je suis impuissant, comme un juge en Sicile, mais le clan B est dans les parages, et ça va faire des dommages, j’ai déposé ma foi, et déposé mon corps, or tel est le credo des conquistadors. 

Le voile du silence, désolé je dénonce, c’est immense dense en France et dans le monde ça avance. 

CHUTTTTTTTTT…… 

 

Mister-il-Slam

J’ATTENDAIS, J’ATTENDS ET J’ATTENDRAI ENCORE

16 décembre 2007

Comment vous dire ?

 je suis dans un flou artistique, je dirais même un flou tragique,

alors que je prends mon bic et me questionne sur le hic

J’attendais ma naissance dans ce ventre qui balance,

sans aide de la science et sans aucune aisance, 

On quittait le Maroc, direction la France,

car le pire baraquement des bidonvilles de Casa,

franchement et sincèrement c’était mille fois mieux que chez moi. 

Un pied à terre, et j’ai changé d’univers,

et mon père n’a de cesse de nous répéter à longueur de journée

à notre porte jamais un policier ne viendra frapper. 

Alors, j’ai attendu l’école, mais surtout pas les colles,

habillé comme une folle dans un spectacle de Darril Call. 

J’ai attendu la récrée, attendu le déjeuner,

qu’on daigne me parler ou qu’on tente de m’agresser. 

Le collège est arrivé, par la petite porte, je suis entré,

ça faisait six longues années que j’attendais. 

Le tunnel se terminait, j’entrevoyais le lycée. 

Je passais ma terminale et dans ce monde animal

je remets une place spéciale pour le Crotale Verbal 

93, dans mes baskets, je suis à l’aise,

tellement à l’aise que je fais le ouf sur ma chaise. 

En attente d’être diplômé, au second tour rattrapé,

ensuite fiché, je suis un vrai bachelier.

 

 

J’attendais, j’attends et j’attendrai encore, tel est le credo de ma banlieue nord 

J’attendais, j’attends et j’attendrai encore, un rite qu’on élabore dans les quartiers nord.

 

 

93, c’était l’année du bac,  94 c’était l’année de la fac 

J’ai oublié ces micmacs et Lucie Aubrac,

TRANCHES DE VIE est née et tout a commencé,

j’ai rédigé, rédigé et des textes rédigés, aucun n’est signé,

mais je pose sur ce sujet, je dois tout vous expliquer. 

Longtemps, j’ai attendu en tête une idée,

deux années sont passées sans jamais pointer,

le noir me rongeait, du côté obscur j’ai plongé,

j’ai coulé à fond dans l’engrenage du mégot

et pour couler sur terre, faut vraiment être un zéro 

Alors j’ai attendu, attendu, attendu, une attente des plus latente,

j’ai glissé sur une pente dans les baffons, je plantais des tentes, 

J’attendais qu’on m’aide, un nouveau taf on me cède,

innocent je plaide, je suis bien né au bled 

Si je vous décris ce que j’ai sur le c–ur,

évacue au micro mes malheurs,

si j’exorcise par écrit mes torpeurs,

c’est que finalement cette chienne de vie ne me fait pas peur. 

J’ai attendu la relance économique

avec les emplois jeunes, c’est magnifique,

mais j’ai déchanté très vite quand j’ai saisi le hic. 

C’était pas des faits divers, mais l’effet de la misère,

j’aurais voulu  changer d’air,

d’hémisphère et d’atmosphère

car même la trentaine passée, je continue à raconter,

pas à chanter, moi je conte, si je savais chanter ça se saurait.

C’est comme ça que j’ai commencé,

et c’est comme ça que je terminerais.

 

 

J’attendais, j’attends et j’attendrai encore, tel est le credo de ma banlieue nord 

J’attendais, j’attends et j’attendrai encore, un rite qu’on élabore dans les quartiers nord.

 

 

Je laisse mon esprit s’évadait, s’échappait,

ma conscience se relaxait et mon cerveau s’apaisait

car tout ceci est une belle perte de temps

et j’ai peur du temps car le temps c’est de l’argent

et ça me manque cruellement. 

J’ai 35 ans déjà, un tiers de siècle est là,

je regrette tout ça et ne le referais pas. 

J’ai vu tellement d’atrocités car aux 3w

que ça me fait flipper rien que d’y penser. 

Y a plus de respect pour l’être humain

et pourtant on le vaut bien, on est tous terriens, 

Mais comme terrien, t’es rien, alors on est rien.

On ne devrait pas être divisé, déchiré, partagé,

mais faire sauter les frontières

pour qu’il n’y ait plus qu’un seul pays, LA TERRE 

Malheureusement le réveil va sonner

et moi je vais me réveiller

en sachant que demain faut se lever

pour aller travailler.

 

L’esclavage est aboli ? 

Je crois qu’on nous a menti.

Mister-il-Slam 

J’Ai FAIT LE REVE QU’UN JOURS

16 décembre 2007

Slamer pour slamer

c’est pire que slamer

pour ne rien dire

Alors je tente de dire

et tout ça sans vous faire rire

 

 

il était 07h15 et j’étais dans le train

je prenais mon bic pour vous parler de rien

direction gare de Lyon j’étais seul dans mon coin

et les gares s’enchaînaient comme les wagons d’un train

les gens montaient sans même se regarder

un rituel bien roder pour tous ces habitués

voyager sans parler quand on va travailler

ça vous évite de parler quand vous êtes mal réveillé

je prends mon sac en sort une feuille de papier

un stylo dans la main et je me laisse gamberger

un nouvel arrêt dans une gare mal éclairée

les portes se referme sur ce train bondé

installez vous je vous en prie je me décale par ici

écoutez ceci je vous conte une tranche de vie

 

 

et je lui dis :

 

 

« J’ai fait le rêve qu’un jours…. »

 

 

Et là, la personne se lève et court

désolé je suis à la bourre

et pour l’histoire à un de ces jours

les portes se referme sur ce drôle d’inconnu

alors je tourne la tête comme si je ne l’avais pas vu

aucun commentaire dans ce wagon perdu  

les gens font semblant de n’avoir rien entendu

 

j’arrive gare de Lyon c’est une vrai fourmilière

tous les gens se déplace à la vitesse de la lumière

j’aimerais me speeder pour pouvoir le faire

mais je suis bien mieux à marcher comme un vieux pépère

1h d’avance j’avais vraiment tout mon temps

je m’installe à un café pour savourer ce moment

et comme d’habitude je ne perds pas un instant

je ressort mon stylo quand arrive un vagabond

excuse moi ta pas une pièce faut que je me rince les dents

et si ça te dérange pas j’aimerais faire ça maintenant

désolé mon pote j’ai tout donné j’ai plus d’argent

mais bon tu me dérange pas tu squatter un instant  

 

 

et je lui  dis :

 

 

« J’ai fait le rêve qu’un jours…. »

 

 

Et là, le clochard se lève et court

désolé je suis à la bourre

et pour l’histoire à un de ces jours

les portes se referme sur ce drôle d’individu

alors je tourne la tête comme si je ne l’avais pas vu

aucun commentaire dans ce café perdu

les gens font semblant de n’avoir rien entendu

 

08h25 ça commence à se préciser

mon sang ne fait qu’un tour

va falloir se speeder

mon bus va arriver faut surtout pas le louper

alors je vais me poser sous l’abris bus m’installer

soudain je me rends compte que je me suis complètement planté

à leur ou je vous parle le RER B s’est sauvé

je commence à comprendre qui va falloir gambader

quand arrive une mamie qui aimerais me parler

 

 

et elle me dit :

 

 

« J’ai fait le rêve qu’un jour… »

 

 

et la je me lève et cours

désolé je suis à la bourre

et pour l’histoire à un de ces jours

 

soudain à cette porte je me suis arrêté

bizarrement j’avais honte de n’avoir pas écouté

j’y suis retourné et me suis installé

elle s’est approché et m’a bien regardé

un conseille bien précieux elle m’a prodigué

il vaut mieux murmuré pour vous faire écouter

ainsi les gens prêtent l’oreille et évite de parler

puis elle se lève et tente de courir

au bout de quelques mètres elle se met à rire

son visage me fait peur et me force à fuir

franchement parler pour parler c’est pire que ne rien dire….

 

 

 

Mais au fait cette vieille dame comme moi avions rêvé

tout simplement qu’un jours on nous écouterais.

 

 

 

                                                                                     Mister-il-Slam.

 

16 décembre 2007

86400 SECONDES DE VIE

16 décembre 2007

Tiré de : « ET SI C’ETAIT VRAI… » - De Marc Levy

 

Ne m’en veut pas dit moi, je t’aime mais bon voila

je tente de t’expliquer pourquoi ?

pourquoi c’est comme ça, pourquoi je suis comme ça

pourquoi je m’aime pas, et comment j’en suis arrivé là

je suis pas vieux tu sais, c’est rien 35 années

mais bon 35 années, avec un passé chargé

ça pèse en vérité

tellement dur à porter, que j’évite même de me regarder

et pendant ce temps la, les années filent

elles se faufilent et elles défilent entre les piles

mais moi je réagis pas, je suis resté bloqué sur ça

et depuis j’avance pas, voila ma vie vu d’en bas

 

jusqu’au jours ou tu m’as proposé un jeu 

avec 2 conditions excusez du peu

 

 

Règle n° 1 :

 

 

chaque jours la banque t’offrirais 86400 euros

et pour continuer a palper ce jackpo

tu devras tout dépenser dans la journée mon gros

ou tu perdras à jamais ce magot

c’est pas la peine d’essayer y a pas moyen de ruser

d’esquiver et d’en planquer tu ne peut que le dépenser

 

 

Règle n° 2 :

 

 

cette même banque peut à tout moment interrompre le jeu

a tout moment te rendre malheureux, que ferais tu mon vieux ?

 

 

je lui répondis :

 

 

«  que je dépenserais sans compter

de l’argent pour ma famille qui ma toujours porté

de l’argent pour mes amis qui m’ont toujours écouté

de l’argent pour l’humanitaire et espérait que ça va changer …. »

 

 

mais dit moi :

 

 

«  ou veux tu en venir et puis c’est quoi ce délire ? »

 

 

elle me répondit :

 

 

«  citer un passage du livre de marc levy 

- Et si c’était vrai… Page 245 

de : «  Chaque matin, au réveil… à

 …, et non la médaille d’or… bas de page. »

 

 

ok d’accord je crois que j’ai compris

t’as toujours eu raison chérie

profitons de chaques secondes de vie

 

ET SI C’ETAIT VRAI… de Marc Levy.

 

 

Mister-il-Slam

J’ai vu rouge sang…

16 décembre 2007

J’AI VU ROUGE SANG.

 

J’ai fini par voir rouge sang

Et je l’ai frappé tellement frappé

Qu’il est tombé Puis j’ai été me livrer le soir même où ça s’est passé On m’a questionné sur ma vie privée Les raisons qui ont fait que j’ai fini par craquer 

Je me suis expliqué sur ces gestes démesurés Présenter des excuses n’avait aucun intérêt

Je vais vous conter comment j’y suis arrivé

Aux infos du monde entier j’étais surexposé Je voyais rouge sang des qu’une info me déplaisait 

Les yeux injectés par la fatigue accumulée  D’une vie laborieuse j’ai fini par craquer J’ai vu rouge sang mon frére lors ce que  les Etats-Unis en temps de guerre Utilisèrent l’arme nucléaire

et toutes ces familles qu’ils décimèrent J’ai vu rouge sang car le 11/09/01 ça s’est passéLes tours jumelles pilonnées sont belle et bien tombées,

je venais de réaliser qu’on ne pouvait plus se supporter  J’ai vu rouge sang pour la violence de ces contre attaques dont je parle avec tact,mais bon je repense aux impacts des bombes sur l’Irak  J’ai vu rouge sang parce que j’ai plus de religion qu’on a sali mes traditions

sous prétexte d’information c’est formidable, non ? J’ai vu rouge sang pour les détenus de Guantanamo prisonniers de guerre sous les drapeaux dans un monde ou tout est beau

On les traites pire que des animaux J’ai vu rouge sang pour la création du kHU KLUX KLAN parce que ça a duré 400 ans engendré la haine des gens qu’un noir puisse s’asseoir prés d’un blanc 

J’ai vu rouge sang pour Malcom X et Luther King qui même avec des bling bling n’auront jamais eu la popularité du King J’ai vu rouge sang pour l’Apartheid et Mandela 

J’ai vu rouge sang Le Dalaï Lama et les génocides au Rwanda J’ai vu rouge sang pour les 6 millions de juifs sacrifiés Pour ces crimes contre l’humanité  Qu’on a voulu réviser mais qu’on ne peut oublier J’ai vu rouge sang

parce que ce monde est trop violant  on ne pense aux SDF qu’une fois par an et qu’apparement on a plus besoin d’innocents

J’ai vu rouge sang, j’ai vu rouge sang… 

J’ai vu rouge sang pour la France d’en haut et d’en bas Je vois rouge sang puisque sur ce sujet y a pas de débat J’ai vu rouge sang pour tous ces enfants violés 

ils sont séquestrés tués et enterrés J’ai vu rouge sang Car une mère congéle ses enfants Je vois rouge sang Ils ne riront plus dorénavant Je vois rouge sang quand à 19 mois un bébé 

Fini sa vie comme un jouet dans la gueule d’un chien déjanté avec son maitre impuissant et apeuré J’ai vu rouge sang pour la mort de Marie Trintignant J’ai vu rouge sang c’était sous les coups de Cantat Bertrand 

Je vois rouge sang quand à Vénissieux les voitures flambent  Je vois rouge sang Parce qu’un pompier y perd la jambe J’ai vu rouge sang en octobre 2005 Je vois rouge sang en novembre 2007 pour la mort de ces enfants forcement 

et la tournure qu’ont pris la suite des événements J’ai vu rouge sang quand Dieudonné fut boycotté Je vois rouge sang mais qu’a-t-on fait de la liberté de s’exprimer ?

Et toutes ces infos me pourrissaient le cerveau Le moral à zéro j’assurais plus au boulot J’ai fini par craquer un soir je l’ai croisé 

Sans faire exprès je l’ai bousculé il m’a mal parlé J’ai vu rouge sang impossible de m’arrêter Je me suis emporté il a fini par tomber Et je me suis livré le soir même où ça s’est passé 

Mais malgré les regrets dans le box des accusés Assis je contemplais tous ces gens me dévisageaient Comme une bête sacrifier j’avais beau m’excuser On a délibéré et j’ai été condamné 

Des policiers m’ont emmené avec les flashs qui crépitaient On n’a pas vu que son frère était venu le venger Et c’est là :

Dans une flaque couleur rouge sang que m’a vie s’est terminé.