Horizon barbelé plein d’épines sans rose
Horizon de récits sans vers ni sans proses
Horizon blanc lumière sans couleurs ni éclats
Horizon limité sans barrières ni joies
L’horizon me regarde c’est un cheval boiteux
Et moi son temps passé me reflète en ses yeux
Un regard chromatique aux couleurs estompées
Et un corps de la mort aux couleurs triturées
C’est là le seul chemin et rien pour l’arrêter
Pérégrinant longtemps sentier de ma pensée
Je suis cette étincelle qui y mettra le feu
Je suis ce suicidaire qui avance boiteux
Je regardes l’horizon rougeoyant
Le sang vain coulant doucement dans le lointain
Main sur le cœur poing serré seins en pleurs
Fleurs sans pétales odeur de mort horreur scandales
Horizon limitant mes propres horizons
Olivier sans olives olive sans oliviers
Réel ou irréel si tant est que réel
Imaginaire faussé créant l’imaginaire
Zarathoustra lui même n’est que Zarathoustra
Oméga sans alpha est toujours l’oméga
Néant de ce monde quand ce monde de néan
Grands horizons folie vague meurtrière
Terre nourricière raison regards réduits
Orient rouge dictature
Democrature dissident monde qui bouge
Pas à pas je recule car l’histoire n’est pas sûr
Qui parsemée d’embuche se finit sur un mur
Des histoires empilées des briques à l’infini
Des briques posées par l’homme clôturant ma folie
Je suis un être libre pourtant plein de limites
Tableau bien encadré mais sans lignes de fuite
Regarde mes yeux fixés ils fixent le passé
Car le futur fait peur qui de noir crayonné
Quand tout et son contraire
N’est que l’inverse de ce qui est sans être
Je me perd dans l’horizon qui en devient un autre
Toujours plus loin de moi comme un songe qui s’estompe
Encre de Chine coulant en ce noir occident
Elle écris sur nos murs engagés des mots eux décriés
Car l’utopie est morte les Dazibao brulés
*
***
Un horizon en rouge et noir
Les deux couleurs de l’anarchie
Rouge sanglant noir désespoir
La liberté en paye le prix
Quand on vit dans un pays libre
Alors on est l’aliénation
D’un pseudo souffle qui nous enivre
Enfermés dans l’état nation
Ma tête est prise dans un cyclone
Mon cerveau est apocalypse
Mes idées terrain vague de zone
S’accrochent à ma vie qui s’éclipse
Je suis ce fou créant sa cage
Par peur de ses propres passions
Enfermant une mer de rage
Dans les limites de l’horizon
Nous sommes la modernité
Que l’on a imposée au monde
Qui sommes nous pour critiquer
L’étendu de son hécatombe
Le passé est mort sous nos canons
Le futur est mort de nos abus
Il se ressert notre horizon
L’humanité n’existe plus
Je suis cet archange déchu
L’aile transpercée par Cupidon
L’amour des humains m’a déçu
Par l’horizon de leurs passions
Moi qui avait une vie sans bornes
Des sentiments à perdre haleine
Je pérégrine toujours plus morne
Dans un monde qui se veut moderne
J’ai vu les grands maitres à l’ouvrage
Avant de m’inspirer du pire
Car dans ce monde quand on est sage
On peut soit souffrir soit souffrir
Je suis ce surréaliste
Mort d’avoir perdu son imagination
Je suis ce matérialiste
Mort d’avoir perdu sa soumission
Je suis ce capitaliste
Mort d’avoir perdu l’aliénation
Je suis ce communiste
Mort d’avoir perdu les élection
*
***
Tu m’as tué plutôt deux fois qu’une
Je n’existe plus qu’a travers ce poème
Qui je l’espère reflétera ma lune
Astre céleste de mes nuits de bohème
Combien de larmes encore
Ôteras tu à mon corps
Et combien de rancœur
Ôteras tu à mon cœur
Je suis le psychanalyste de l’humanité
Je suis la dernière balle de tous les condamnés
Je suis la joie au cœur du soldat en campagne
Je suis la fenêtre en barreaux de vos bagnes
Je suis l’horizon qui vous cache au soleil
Et vous Icares sans ailes qui se gèlent les miches
Que n’avez vous de cire pour refaire pareille
Au sol de votre monde de lamentables quiches
Je suis l’empire éternel de vos contes de fée
Où les filles frivoles soumises aux traditions
Qu’elles se plaisent pucelles perverses à violer
Quand nos livres y voient exemples de soumission
Je suis le dernier train du soir
Le dernier verre et le dernier espoir
La dernière bière le dernier au revoir
Amoureux éternel
D’un espoir pourtant vain
Idylle d’un amour de l’espoir
Et pourtant éternellement vain
Unis derrière une première lettre
*
***
Quand tout le monde bêle sur un La
Moi je bêle do si la sol fa
Je suis un mouton musical
Quand on me souffle dans le trou d’bal
Mélodieuse musique de la mort
Ma mémoire mélomane emplit
Marche des mômes morts l’arme à la main
Méritant meilleurs lendemains
Mélancolie qui me remplit
Misère d’un monde où des mômes meurent
Je suis ce suicidé à la cause d’une nation
Ce soldat inconnu dont on rabâche le nom
Que l’on gerbe de fleurs lorsque vient la saison
D’enfermer le peuple dans l’horizon-nation
Je suis l’alexandrin qui a perdu pied
Ma tête explose en sang
Ma cervelle se répand
Mon sang gicle incessant
J’ai entendu le monde
Homériques envolées lyriques
Oraison qui éclaire ma raison
Rimes et parfaite rythmique
Illuminent des lunes de passion
Zygomatique qui se contractent
Oniriques poètes qui plein de tact
Nagent dans le beau acte après acte
La modernité c’est du passé
Nos contemporains sont en retard
Le futur c’est effacé
Demain il faisait noir
*
***
Je ne mérites pas la mort car je n’ai fais
Que vivoter un peu déjà mort à moitié
Trainant carcasse vers un horizon escarpé
Qui n’a su contenir folie de ma pensée
Horizon horizon que de tableaux peints en ton nom
Je suis venu j’ai vu mais jamais ne vaincrais l’horizon
L’horizon c’est le poids de nos vaines traditions
L’horizon culturelle d’habitudes sans raisons
L’horizon est nation qui se crée sur un autre
L’horizon est un dieu qui oppose ses apôtres
L’horizon c’est cet imaginaire
Dispensant d’aller voir ce qui se cache derrière
Je suis le poète rêveur créant un monde nouveau
Je suis un monde nouveau où tout n’est que beauté
Je suis cette beauté ou prime la liberté
Je suis cette liberté qui vous mène au bonheur
Je suis l’amour passion
Qui ne supporte pas la demi mesure
Je suis l’horizon
Qui ne supporte pas l’aventure
Je suis l’horizon
Qui ne supporte pas la demi mesure
Je suis l’amour passion
Qui ne supporte pas l’aventure
Je suis le cœur percé des poètes androgynes
La mégalomanie des surhommes misogynes
Je suis ce penseur que l’on a enfermé
Je suis ce fou que l’on a déifié
Mon horizon c’est l’autre avec sa gueule moche
Ses pratiques arriérées ses traditions qui cloche
L’autre qui m’a fait voir que non pas un apôtre
A ces yeux je n’étais rien de plus qu’un autre
L’horizon ce pervers a fait pleurer ma mie
Séparant notre amour de mille et une li
*
***
Les rêves se transforment en cauchemars
La poésie deviens brouillard
L’horizon n’est que fumée noir
Sur le futur tombe le soir
Il gèle au fond de mon esprit
Et mes pensée mélancolies
Condensent toutes mes envies
En milles petites gouttes de pluie
Je suis le poète créateur
Vous n’êtes que l’ombre de mes mains
Vos regards me déchirent le cœur
Vous avez perdu le chemin
Je suis la faucheuse des âmes
Perséphone ou Lucifer peu importe
Je m’abreuve à vos larmes
Et dévore votre chair morte
L’horizon est cet enfer
L’enfer est cet horizon
Que l’on pourrai franchir
Mais qu’on ne franchi pas
Je suis cette substance que l’on ne définie
Qui fait sombrer la vie de chagrins en ennuie
Je suis la mort latente des objets animistes
Je suis cet agnostique qui se prend pour le christ
Je suis cette folie qui possède chacun
Et la goutte de vie qui file entre vos mains
Je suis l’amour à mort de vos contes de sorcières
Et le dernier glaviot de vos vaines prières
L’horizon c’est l’histoire qui voulait nous faire croire
Que l’on était des êtres dépendants d’une nation
L’horizon c’est l’histoire nous plongeant dans le noir
En créant ce concept de l’opposition
Je suis un sac de câlins
Qui consolera vos chagrins
*
***
L’horizon est un concept de l’humanité
Elle l’a créé et le traine maintenant comme un boulet
Humanité oeudipéenne qui las des jours heureux
N’a rien trouvé de mieux que se crever les yeux
Je suis le cancer de ce monde pourri
Je mange sa chaire flétrie de mes dents carnassières
A ce soleil puant subordonne la nuit
Faisant un monde clair à jamais dans l’ennui
De l’horizon approchent envahisseur barbares
De l’horizon se meurt nos déjà vains espoirs
De l’horizon approchent ces barbares qui se meurent
De l’horizon espoir vains des envahisseurs
Les yeux rouges les yeux bleus tous crevés sont noirs
Dans le monde de la nuit qui cherchent de l’espoir
Obligés de jouir dans un monde sans saveurs
Plaisirs interdits dans des mondes meilleurs
Incohérence de vivre une vie incohérente
Mon âme dans le noir aveugle avance errante
Quand tout rouge donc tout noir comparativement
Sacrosaint occident saint à en être dément
Je suis le messie idyllique vers un monde de lumière
De vos demains passés je ferais des hiers
Dans la spirale du temps vous trouverez l’envie
Quand la mort horizon vous cachait à la vie
Adieu plate platitude de ces plaines pleinières
Qui pour aimer la paix vous faisait fuir la guerre
Je suis la folie de ce monde malade
Je suis le virus de cet esprit défait
Je suis ce conteur vous vendant sa salade
Et je suis le méchant de vos comptes de fée
De cette époque passée des poètes sacrifiés
Qui devinrent des dieux
Il me reste l’envie un brin de jalousie
Et des vers amoureux
*
***
La vie est un panier de crabes
Et les cadavres qui s’y entassent
Emplissent cet espace misérable
D’une épaisse puanteur macabre
Aujourd’hui meurent mes idéaux
Sur le chemin de la pureté
Bien trop de sperme bien trop de sang
Dégueulassant les caniveaux
Mon horizon se brise en pièces
Lui seul frontière à ma folie
Et je renais d’un trou puant
Parsemé de haine et de mort
Remords brulants d’une vie malsaine
Je suis la couronne d’épines qui vous brule jusqu’aux os
Du mendiant mourant miséreux je suis le fardeau
Je suis le trop plein de haine de ce monde parano
J’égorge vos brebis saines et je détruis votre grain
Jusqu’au derniers démons vous mourrez de ma main
Démoniaque engeance maudite que celle des êtres humains
Je conchierai vos pères mères ainsi que vos enfants
Tous vous peindrais en rouge dans le bain de votre sang
Pour purifier alors vos vils esprits malfaisant
Vous ne trouverez la mort qu’en ce monde miséreux
En ce monde miséreux ne trouverez que la mort
La plaine des solitude en grise décrépitude
Qu’une armée mort vivante habille de faux semblants
Et dans cet après monde noir et blanc
Décrépit de trop tenaces solitudes
La mort de vos souffrances sera la délivrance
Si tant est qu’elle ne vous amène pas aux cieux
Je crois en la mort je l’ai vue
Tel Santa-Claus de noir vêtue
Santa doux anagramme de Satan
Blotti dans le lit du manque je t’attend
Quand l’amour est mort alors la mort devient amour
Elle qui explose comme un cris puis se perd en un bruit sourd
J’escalade les marches du volcan de mes profondes désillusions
Et votre monde s’effondre dans ce qu’il a d’absurde et de dérisions
Quatre à quartes je gravis les marches qui mènent vers la fin de cette absurdité
J’espère ne pas renaitre tel un phœnix des cendres de ce corps malingre et calciné
Je suis le rêve vacillant qui éclaire faiblement l’horizon
L’horizon est sans route l’horizon est sans porte l’horizon est sans jour
Et la flamme de ma bougie foi du croyant en prière
Ma flamme est sans passion ma flamme est sans raison ma flamme est sans vie
Je suis le cris plaintif sortit du sourire des porcs
Je vivote sans envies et ne puis fuir le nid de mon sort
Je suis la folie enfuie dans les rides hideuses de la mort
Je suis la muse qui inspira les poètes maudis
Je suis le verre d’Absinthe qui mène à la folie
*
***
Vois je suis cette barque qui fit demain dès l’aube
Je suis l’amour naissant ou l’on ne l’attend pas
Au détour du cœur innocent d’une amante
Et je suis la souffrance les pleurs et les tourments
Issus de l’ignorance de ceux qui ne trompent pas
Je suis la plume éteinte des poèmes sans encre
Poètes voyageurs qui n’osa lever l’ancre
On ne s’échappait pas de cette vie prison
L’horizon est un pont un pont vers l’horizon
On ne s’échappera pas de cette vie prison
Je suis le substitut d’un instant de bonheur
Quand l’horizon se perce d’un début de lueur
Que cherchez vous ici voyeurs lisant mon livre
Sentez vous ma folie qui d’un bond vous enivre
Sentez vous le frisson de mon souffle de givre
Que cherchez vous ici que mes écris délivrent
Je suis Alexandrin seul dans votre occident
*
***
Je suis une pendule aux aiguilles arrêtés
Grande belle et fière je trône dans un coin du salon
De vos humbles invités j’attire l’admiration
Souvenir de grandeur d’une nation passée
Je suis service à thé en porcelaine de Chine
J’ai créé une nation par vous imaginée
Une nation éternelle qu’il vous plait à chiner
Demandez vous comment elle vous imagine
Je suis ce lustre antique qui diffuse sa lumière
Sur une époque perdue qui vit dans le brouillard
De part mes milles éclat je vous sort du noir
Quand vos objets modernes en toc prennent la poussière
Je suis ce stylo plume qui écrit vos poèmes
Sans moi pauvres humains vous seriez feuilles blanches
Bénissez moi quand vos feuilles de mon encre épanche
Quand vos cœurs infertiles de mes vers se parsèment
Je suis cette douce étoffe couvrant votre nudité
Vous protégeant contre les morsures du froid
Vous qui dégénérés ne supporteriez pas
De vivre en animal comme dans les temps passés
Je suis ce billet vert qui mène à la folie
Pour qui certains hommes tuent quand par moi les autres meurent
« In god we trust » imprimé sur votre malheur
Je suis le prix fort de vos misérables vies
Je suis cette arme à feu qui fait de vous virils
Je suis la force brute de vos chefs d’état
Dans les mains des enfants je vis mon plein éclat
Je suis maître absolu que vous suivez dociles
*
***
Je suis l’arbre sans fruits qui a perdu ses feuilles
Je suis la nuit sans lune qui ne porte de deuil
D’un livre sans combat je suis l’une des pages
Du monde des ténèbres je suis un enfant sage
Je suis ce poète qui n’a le sens de la rime
Et les deux yeux percés qui ne voient l’avenir
Sans but réel je n’atteindrait la cime
Je suis l’image d’un monde en devenir
L’horizon est un mot qui obscurcit ma vie
Le soleil s’y éteint le ciel s’y obscurcit
Un infini borné par un moi intérieur
Un barrière posée par les mains de la peur
Un intérieur moisi par un temps de douleur
Une peur infini et dans ses mains mon cœur
Je suis cette étincelle solitaire dans l’ennui
Je suis ce suicidaire et je donnerai ma vie
Je suis de l’horizon la colère qui gronde
Je suis de l’horizon et envahi le monde
Je suis de l’horizon cet autre imaginaire
Je suis de l’horizon perdez vous en prières
De puissant troubadours en manque d’esthétique
Dirigèrent un monde malade en vide métaphysique
Se colorant en rouge se colorant en bleu
Ils se cachaient l’horizon qui leur crevait les yeux
Le blanc pas vraiment mort laissé par leurs aïeux
Et le noir à venir les déformaient peureux
De ce monde malade il ont posés les briques
Un monde ou l’horizon leur servait d’esthétique
Mais la base s’écroule à mesure que je marche
De ce monde fini je détruirais les arches
Elle laisserai place alors à un monde nouveau
Qui coulera joyeux comme le cour d’un cour d’eau
Je suis le diable déchu de la déconstruction
Amenant changement de votre moi profond
*
***
Le monde sera alors
Une aube sans frontière
Une frontière sans aube
Un horizon sans horizon
Où tout ne sera que renouveau
Renouveau même du renouveau
Je ferais un monde d’esthétique ou l’art sera une drogue
En vente libre
Et où en guise d’argent il y aura
Des sourires
Le monde ne sera plus question d’oppositions
Seulement de libertés
Et pas de drapeau noirs flottant à l’horizon
Ni même d’horizon où flottent drapeau noirs
De libertés seulement
Les poèmes pourront s’écrire dans le nombre de pieds qu’ils voudront
Si tant est qu’ils le veuillent
Et le seul but alors dans ce monde de moyens
Ce sera le bonheur
Ce jour tu sera là
Et je te pardonnerai
Tes erreurs passées
Qui eurent pu êtres miennes
Car j’aimerai en ton cœur
La présence de mon être
Ce jour je serai là
Et tu me pardonnera
Mes erreurs passées
Qui eurent pu être tiennes
Car tu aimera en mon cœur
La présence de ton être
*
***
Le monde sera peut être un autre
Mais l’horizon toujours présent
Nous rappellera nos péchés
Ôtant le bonheur de nos vies
Lors on ira mains dans la main
Ver un horizon aussi noir
Notre passé sera demain
Et nos lendemains trépassés
Transperçant nos pieds et nos mains
Nous transposeront crucifiés
Arrivera le temps des mensonges
Et de la vaine hypocrisie
S’étioleront nos nos moindres songes
Devant le canon des fusils
Notre révolte sera poussière
Notre paradis sera poussière
Notre futur sera poussière
Quand on rit pour ne pas pleurer
Que l’on confond rires et larmes
C’est que le futur effondré
Ne nous attire plus de ses charmes
Et comme toute chose à une fin
Un jour je mettrai point final
La fin finale de ma vie
Qui finira mon horizon